Mon petit Dobby
Nous sommes allés te chercher le 08 Décembre 2006 chez ton ancienne propriétaire qui ne pouvait plus te garder.
Ton papa et moi avons vraiment craqué en te voyant.
Tu avais un caractère particulier, à la fois calin et indépendant, à la fois courageux et peureux... tu nous réservais toujours des surprises^^
Je me rappelle les soirées où tu étais tout grincheux et où tu criais tout seul juste avant que l'orage n'arrive: une vraie station météo^^
Je me souviens de ta belle amitié avec Arthur que tu as accompagné jusqu'au bout et avec qui tu te montrait doux et attentionné.
Je voudrai ne me souvenir que de ces beaux moments,mais malheureusement je ne peux oublier ta souffrance.
Tu as fais une pododermatite aux 2 pattes arrières et malgré plusieurs mois de traitements intensifs, ton état n'a fait qu'empirer.
Il t'en a fallu du courage pour supporter tout ça: anti-inflammatoires, antibiotiques, diurétiques, antidouleurs, protecteur de flore, crème, désinfectant, débridages, pansements... sans compter le changement de litière 2fois par jour, tu n'étais jamais tranquile, mais il fallait bien ...
Tout ça tu l'as supporté sans jamais te retourner sur nous et pourtant tu avais mal.
Chaque pas t'arrachait un cri, tu ne te déplaçais presque plus, ne digérant plus bien à cause des traitements, tu maigrissais...
Ce n'était pas une vie pour toi et nous nous sommes demandés quels monstres nous étions pour te forcer encore à te battre.
D'un autre côté quand on se disait qu'il fallait tout arrêter, il y avait une petite amélioration, puis une rechute... alors on gardait toujours espoir et on s'en serait voulu de ne pas avoir tout tenter pour te sortir de là.
On s'était battu,longtemps, ne supportant pas l'idée qu'une cochonnerie de podo ait le dessus sur toi, mais devant l'inefficacité des traitements, leurs effets secondaires sur toi et surtout devant ta douleur... il a bien fallu se résigner.
Nous t'avons dit au revoir, puis ton papa t'as endormi, chez toi, près des tiens.
J'aurai aimé que ta fin de vie soit plus belle mon ange, j'aurai tellement voulu.;;
Ma consolation est que là haut tu ne souffres plus.
Va mon Dobbinou, rejoins tous tes amis partis trop tôt et veillez bien sur tous vos compagnons restés près de nous.
Je t'aime.